Lexode Créer un blog
Signaler un abusFermer

My dairy

Like yesterday

le 20/01/2010 à 21h44









Se retrouvant seule face a moi même, j'ai l'impression de revenir dans le cauchemar que j'ai quitté il y a quelques temps. Les idées noires me hantent a nouveau. Le fait d'être a chaque instant en train de douter de moi, le fait d'être a chaque fois terrorisée par les bruits suspect quand je me retrouve seule. Tout cela m'est réapparu après mon crache en voiture. Il y a deux semaines exactement. Une confiance en moi réduite aux trois quart. Le fait de devoir rouler sur la neige me terrorise. Je vois encore toutes les images de ce crache contre ce fossé. Je vois arriver l'accident et ne contrôle plus ma voiture. J'essaye de faire tout se qu'on m'a appris pour contourner les lois de la neige sur la route. Mais j'oublie juste le frein a main qui aurait pu la sauver. Ce n'est peut-être que du matériel. Je n'ai rien eu. Mais chaque jour, je repense à ce moment quand je dois me lever ou m'assoir car mon coxys en a pris un coup. Il me rappelle chaque jour les dangers de la neige sur la route. Le fait d'être jeune conductrice n'a pas arrangé les choses. Que ca fait mal de voir que l'on n'a pu rien faire pour éviter ce fossé. Et pourquoi mon maitre de stage n'a pas pu m'accueillir avant cet accident. Après ca, il était bien obligé de m'héberger pour le reste de la semaine. Pourquoi n'avait-il pas trouvé de solution avant ? Personne ne le saura jamais. En plus pour un stage que j'aurais préféré ne pas faire. Etre traitée comme une polonaise. Où le seule travail a faire était de fendre du bois, de nourrir et donner a boire aux chevaux ainsi que passer le balais pour enlever cette fichue neige qui a tout gâché. Depuis deux semaines maintenant, je vis dans l'angoisse de la neige, l'angoisse de l'accident de voiture. J'ai des flash qui me bombardent la tête. Ces flash avec des accidents.


Mes deux premiers accidents. En moto. Le premier, le plus violent. Ma moto qui glisse sur une flèche blanche devant un feu rouge. Elle n'était pas très jolie a voir. Mon premier traumatisme routier. Le second, avec ma meilleure amie derrière moi en plus, a été je pense le pire. La moto atterrie sur mon genou. 170 kg sur un petit genou qu'était le mien. Un tour aux urgences pour être accueillie et examinée par des incompétents. Qu'est-ce que va devenir notre France... Je me le demande. Grace au soutien de ma meilleure amie qui n'a pas pu attendre que je sorte des urgence, mon morale était beaucoup mieux. Déjà un an que c'est arrivé. Et je m'en souviens comme si c'était hier. Toutes les deux en larmes l'une dans les bras de l'autre. Moi qui arrivais a peine a marcher et elle, qui n'avait rien a part une ou deux égratignures. Heureusement qu'elle n'avait rien. Je ne m'en serais pas remise. Quelques autres traumatismes me hantent ces derniers temps.


Toujours et encore le plus douloureux. La perte de mon grand père, il y a cinq ans. Je n'arrive toujours pas a m'y faire. Pour moi, il est et restera toujours celui avec qui j'ai partagé énormément de moments de complicité. Il m'a appris les choses principales de la vie. Les choses simples de la vie. Celles qui nous dit qu'il faut se battre pour arriver a se qu'on veut. Je sens qu'il est toujours près de moi quand je suis chez ma grand'mère. Il veille sur elle. Du moins, je l'espère. Un jour, où plutôt le jour de sa mort, il m’est arrivé quelque chose d’étrange. Quelque chose que certains n’arriveraient pas à croire. J’étais chez ma grand’mère, tout le monde y était ce jour là avec la nouvelle qui nous était parvenue. Au moment où je suis entrée dans le salon, j’ai voulu fermer la porte derrière moi. Et c’est comme si un objet était en travers du seuil de la porte et moi, mais quelque chose la bloqua. Je me retourne et regarde par terre. Il n’y avait rien. Rien que moi, et cette porte. Je me suis toujours dit que c’était lui. Mon grand-père voulait me prévenir qu’il était encore parmi nous. Je l’ai raconté que quelques temps plus tard à ma mère. Je me suis dit que ca ne pouvait pas être ce à quoi je pensais. J’avais presque peur de le lui raconter. Mais après, elle m’a dit que j’avais surement raison en pensant que c’était lui. Comme s’il voulait aussi rentrer dans ce salon et que je ne l’avais pas vu et donc lui ai fermé la porte au nez. Ca m’a rassuré sur le coup. Depuis, a chaque fois que j’entre dans ce salon, je lui dis bonjours en regardant sa photo. Tous les jours, je pense à lui. Tous les jours, il me manque d’avantage. Et chaque jour qui passe, me donne encore plus envie de faire se qu’il faisait depuis toujours. Sa passion est devenue l’une des miennes. Bien que j’aimais déjà énormément les tracteurs anciens. Mais chaque année, lors de la fête de notre village, nos tracteurs anciens sont exposés et défilent avec des chars derrière eux. Cette année sera la première où je ne serais pas là. Première année depuis son départ, où je ne pourrais pas poursuivre la tradition de la préparation de ces tracteurs. Bien que les bichonner prend relativement du temps, mais c’est un temps précieux pour moi, qui me rapproche chaque année un peu plus de lui. Je veux que sa mémoire soit toujours présente. Je veux que ma filleule puisse connaitre son grand-père au travers de mes paroles. Quand elle sera plus grand, je lui raconterai toutes ces petites anecdotes que j’ai pu avoir avec lui. Le fait qu’il m’apprenne à rouler dans les champs sur ses genoux. Le fait qu’un jour, j’ai passé la journée avec lui à faire du béton et qu’il m’a appris à me servir d’une truelle pour rendre lisse le béton. Le fait de faire la sieste avec lui  sur le divan et sa couverture marron où quand j’étais petite, je me cachais dessous avec les franges cachant mon visage. Le fait que j’étais toujours assise a côté de lui à la table de la cuisine. Toutes ces petites anecdotes que j’ai dans ma tête, je voudrais les faire partager à ses petits enfants qui ne l’ont pas assez bien connu du fait de leur jeune âge. Toutes ces photos que j’ai dans la tête et dans ces fameux albums que ma grand’mère nous faisait.